Analyse : Les températures moyennes ont été exceptionnellement élevées, entre 0,5 et 1 °C au-dessus des normales au nord de la Loire, et de 1 à 2 °C au-dessus des normales au sud de la Loire. À partir du 1er avril les températures moyennes correspondent aux valeurs maximales observées durant la période 1991-2020 (voir graphe à gauche). Cela a eu pour conséquence d’accélérer les cycles de développement des cultures, notamment les périodes de floraison et de maturation des graines. Ces chaleurs inhabituelles expliquent des dates de récoltes des céréales plus précoces en 2025 qu’en 2024.
Analyse : On observe en 2025 une situation particulièrement hétérogène avec des cumuls de pluie très déficitaires dans certaines régions (quart nord-est, Bourgogne, pointes de la Normandie et de la Bretagne, quart sud-ouest) et des zones avec des cumuls supérieurs à la normale, en particulier les Alpes, les Pyrénées et le sud-est du Massif central. Le déficit de pluviométrie atteint notamment plus de 200 mm par rapport à la période 1991–2020 dans des zones particulièrement agricoles (nord, nord-est et sud-ouest). Cette situation a engendré des stress hydriques en fin de cycle en particulier sur les protéagineux, mais n’a pas menacé les rendements ni la qualité.
Analyse : Deux épisodes caniculaires très importants par leur intensité et la surface touchée ont eu lieu de mi-juin à mi-juillet puis de nouveau à partir de mi-août en France. Tout le pays a été touché, en particulier le sud-ouest et le pourtour méditerranéen avec plus de 50 jours (75 à 100 jours sur le pourtour méditerranéen) avec une température maximale dépassant 25 °C. Les anomalies restent cependant faibles dans le sud-ouest, alors qu’elles atteignent 10 à 20 jours de plus que la normale ailleurs (jusqu’à 25 jours dans certaines régions du Centre et la côte ouest de la Corse). De telles températures n’ont pourtant pas trop affecté le remplissage des grains et des siliques (sauf en Occitanie1).
Commentairegénéral Les températures moyennes globalement élevées ont accéléré le cycle de développement des cultures d’hiver, et permis à celles-ci d’éviter partiellement les effets délétères des périodes de sécheresse et de températures élevées en juin-juillet. On observe par ailleurs une forte hétérogénéité spatiale : certaines régions agricoles ont dû faire face à plusieurs sources de stress comme la Bourgogne, le Grand-Est, une partie de la Nouvelle Aquitaine et de l’Occitanie qui cumulent un déficit de précipitations et un nombre de jours chauds anormalement élevés. Toutefois la campagne 2025 a été jugée relativement favorable par les professionnels en termes de production et de qualité des céréales à paille et des oléoprotéagineux, comparativement à la campagne de 20242 .
Analyse : Les températures moyennes ont été aussi exceptionnellement élevées pour les cultures d’été depuis le début du cycle, avec des valeurs allant de 0,5 à 1,9 °C (+1,3 °C la valeur à l’échelle nationale) au-dessus des normales notamment dans le centre, l’ouest et certaines zones des Hauts de France. A partir de la mi-juin ces valeurs sont devenues extrêmes par rapport à la période 1991-2020. Cela a eu pour conséquence d’accélérer les cycles de développement des cultures et les dates de récolte de la plupart d’entre elles.
Analyse : La campagne des cultures d’été s’est finie avec un déficit pluviométrique presque généralisé à l’échelle de la France (-56,9 mm par rapport à la normale). Le centre, le nord et le sud-ouest ont été particulièrement affectés avec des déficits atteignant par endroits jusqu’à -200 mm. Ce déficit de pluviométrie a certainement affecté la fin du cycle. Néanmoins, la région Est, certains secteurs de la région PACA et les Alpes ont montré des valeurs proches ou supérieures à la normale sur la même période. Enfin, des pluies importantes en fin de campagne ont pu affecter la récolte et la qualité de certaines productions.
Analyse : Deux épisodes caniculaires très importants par leur intensité et la surface touchée se sont caractérisés par un nombre important de jours très chauds cet été en France avec des températures supérieures à 35 °C. Le premier épisode a été observé début juillet et le deuxième dans la première quinzaine d’aout. L’ensemble du territoire a été touché hormis la Bretagne, les côtes de la Normandie et des Hauts de France. Les régions du bassin méditerranéen et du sud-ouest ont été les plus affectées avec des valeurs observées qui ont largement dépassé les valeurs de référence (notamment en juillet). Ces deux évènements ont eu un impact notable sur la production.
Commentairegénéral
D’une manière générale nous pouvons constater que la campagne des cultures d’été a été à nouveau plus chaude et plus sèche que la normale historique (période de référence 1991 – 2020). La campagne a été notamment impactée par les deux périodes de canicule qui ont touché pratiquement l’ensemble du territoire métropolitain avec des valeurs largement supérieures à la normale dans la moitié sud du pays. Les températures moyennes élevées depuis le début du cycle (avril) ont généré une avancée notable du développement des différentes cultures et des dates de récolte, notamment pendant l’été. Certains secteurs s’étendant sur un large quart Nord, le Centre et le Sud-Ouest ont aussi pâti d’un déficit de pluviométrie, présentant des valeurs cumulées très inférieures à la normale (jusqu’à -200 mm par rapport à la période 1991 – 2020). Ce déficit de pluviométrie combiné avec les épisodes caniculaires a affecté les rendements de nombreuses cultures comme la vigne1 (dont la production est déjà impactée par la diminution des surfaces), le maïs2 ou le tournesol3. Les productions de fruits ont été affectées de façon assez hétérogène. Les pluies d’automne ont potentiellement permis de rattraper un certain retard notamment pour les variétés tardives de pommes et de poires.
Bilan général de l’année 2025 Le bilan global des deux périodes de culture réalisé avec la plateforme AgroMetInfo montre encore une fois un impact très important sur la production agricole de l’évolution tendancielle de l’augmentation des températures (avancée et accélération des cycles) combinée de plus en plus avec des évènements extrêmes (deux canicules en 2025). Même si l’impact des conditions climatiques de 2025 semblent avoir eu des conséquences limitées sur la production en France en comparaison des impacts observés en 2024, la récurrence des évènements extrêmes, leur caractère aléatoire et leur augmentation en intensité montrent la nécessité et l’urgence d’adapter nos systèmes de production aux évolutions attendues dans les années à venir.
Documents autour des impacts et l’adaptation au changement climatique (gratuits) Livre sur l’adaptation de l’agriculture au changement climatique - ici Livre sur l’adaptation de la vigne et du vin au changement climatique - ici
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